LE JE-NOUS de Leonor Canales Garcia.

LE JE-NOUS de Leonor Canales Garcia.

LEOSUD L’EST NULLE PART L’EST POURTANT D’ICI, DE BREST TOTALEMENT À L’OUEST NOTRE LEONOR Canales Garcia. GARCIA, ça, c’est à voir : GARCE, c’est sur. Garcia, ce n’est au nord ni au Sur, ça c’est sûr Elle est chez nous, enfin Elle sort du trou Et au-dessus d’elle passent les nuages Passent les enfants des ailes dans le dos et des rires à la bouche Et devant elle, côté cour, côté cœur, côté amour, côté a-meurs côté jardin, celui ou repose son père, Daddy, car je sais, nous le savons tous 
qu’après Amour à mère, Chère Vieille, Celle qui creuse, il y aurait un jour Son amour à son Père Et ce soir elle est là, face à lui, face à nous, à JE-NOUS, pour lui dire, avec ou sans perruque, avec ou sans robe moulante les nuages derrière elle, ce soir, rougissent, quand elle se change, à vue, quand elle passe de diablesse à ange, et que nous sommes soudain des enfants qui surprennent leur maman (Au fête, Léo, Léonor, demain, c’est la fêtes des Amères, de ta Vieille chère…) Mais bon, revenons, à ce que j’ai vu, entendu (puisque j’avais le soleil couchant dans les yeux) ce que j’ai sentu : L’écriture, d’abord : on pourrait faire un feuilleton en six épisodes pour ARTE avec ton spectacle, tellement il ressemble à un mille-feuilles, sucré, salé, poivré, pimenté, tout doux, enfantin et soudain tout crétin. et puis intellligent , plus que ça interrogeant, jamais cruel, toujours cruelle. L’écriture que je t’envie parce qu’elle est en VIE, je veux dire, elle respire, elle transpire, elle inquiète, elle angoisse et tout aussitôt, elle amuse, elle sourit, elle apaise, genre : c’est à quelle heure qu’on baise ? c’est à quelle heure qu’on tue. Je. Nous. Leonor, bien sûr, nous le savons depuis toujours que ton coeur appartient à Daddy, que celui que dont tu as maudit le nom, Marilou, Maryline, Marre de la vi, marre de la mort, que son corps, avec ou sans perruque, tu nous montres, tunous MONSTREs, ne sera jamais que le père d’une MARIE HONNETE, d’une poupée, (oh, merci Guillaume, jeune metteur en sang en saigne, de cette enfant de Notre guerre,, NUESTRA GUERRA, notre naguère, d’Espagne en Bretagne, dont nous sommes les petits-fils, les petits-sacri-fils. Quant aux filles, Leonor, poing levé, vient enfin de cesser de creuser, de crever (les abcès). Elle ne boîte plus. Elle est debout devant nous. Nous rions nous pleurons, le jour se couche, la nuit se lève. Elle est en soleil, en soleillée et la nuit n’a qu’à aller se rhabiller. Merci au Fourneau qui nous l’a bien pétrie, à la Maison du Théâtre qui sait que jamais la scène n’est obscène quand la voix se voit, nue, inconnue et… reconnue. Il plaie sur Brest, il saigne, donne-moi la main. Celle de Leonor est une main qui s’ouvre vers de beaux lendemains..

Ricardo Montserrat.