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	<title>Compagnie A Petit Pas</title>
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	<description>La compagnie A Petit Pas est une compagnie de th&#233;&#226;tre, n&#233;e en 2001 d'un r&#234;ve, d'un d&#233;sir, celui de pouvoir cr&#233;er et d&#233;velopper notre propre univers th&#233;&#226;tral. Notre th&#233;&#226;tre n'est pas un th&#233;&#226;tre qui pense mais un th&#233;&#226;tre qui se vit, se voit et se sent&#8230; o&#249; la r&#233;flexion trouve sa place apr&#232;s la temp&#234;te. C'est un th&#233;&#226;tre explosif dans la forme, proche de la com&#233;die humaine, du m&#233;lodrame, du bouffon, de la trag&#233;die, du conte&#8230; Plusieurs langages th&#233;&#226;traux : clown, masque, marionnette, gestuel, r&#233;cit sont les piliers de notre recherche artistique. Ces techniques sont avant tout pour nous, un moyen au service de l'&#233;motion pure. Notre qu&#234;te s'inscrit dans l'envie de montrer l'humain dans sa nudit&#233;. Un th&#233;&#226;tre po&#233;tique, un th&#233;&#226;tre cruel, un th&#233;&#226;tre de la m&#233;moire, un th&#233;&#226;tre du corps et des sens, un th&#233;&#226;tre du m&#233;tissage et de l'&#233;motion.</description>
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		<title>Compagnie A Petit Pas</title>
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		<title>R&#233;sidence au Phare de Wrac'h</title>
		<link>https://www.apetitpas.fr/Residence-au-Phare-de-Wrac-h.html</link>
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		<dc:date>2012-08-09T14:34:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>Rencontre</dc:subject>
		<dc:subject>Promenade</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Journal de Bord et po&#232;mes Mercredi 6 Juin &lt;br class='autobr' /&gt; 16h07 : Je suis arriv&#233;e au phare de l'&#238;le de Wrac'h depuis ce matin (6 juin 2012), il pleuvait et Jean-Pierre puis Jo m'attendaient au rendez-vous (St Cava). Je suis arriv&#233;e &#224; 10h20 apr&#232;s m'&#234;tre arr&#234;t&#233; au supermarch&#233; de Plougarneau pour acheter ce que je n'avais pas pu acheter avant : du caf&#233;, de l'eau, du dentifrice, huile d'amande et huile de lavande pour le corps, p&#226;t&#233; H&#233;nnaf (je me suis dit qu'une r&#233;sidence d'&#233;criture sans p&#226;te H&#233;nnaf, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/-Journal-.html" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-Femme-+.html" rel="tag"&gt;Femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-Rencontre-+.html" rel="tag"&gt;Rencontre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-Promenade-+.html" rel="tag"&gt;Promenade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Journal de Bord et po&#232;mes&lt;br class='manualbr' /&gt;Mercredi 6 Juin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_445 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.apetitpas.fr/sites/www.apetitpas.fr/local/cache-vignettes/L228xH304/sans_titre2-00a4e-4e086.jpg?1696405675' width='228' height='304' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;16h07 : Je suis arriv&#233;e au phare de l'&#238;le de Wrac'h depuis ce matin (6 juin 2012), il &lt;br class='autobr' /&gt;
pleuvait et Jean-Pierre puis Jo m'attendaient au rendez-vous (St Cava). &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis arriv&#233;e &#224; 10h20 apr&#232;s m'&#234;tre arr&#234;t&#233; au supermarch&#233; de Plougarneau pour acheter ce que je n'avais pas pu acheter avant : du caf&#233;, de l'eau, du dentifrice, huile d'amande et huile de lavande pour le corps, p&#226;t&#233; H&#233;nnaf (je me suis dit qu'une r&#233;sidence d'&#233;criture sans p&#226;te H&#233;nnaf, c'est comme embarquer dans un bateau sans gilet de sauvetage), et puis une boite de camembert. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je mettrai des petits coquillages, des tr&#233;sors &#171; glan&#233;s &#187; &#224; droite &#224; gauche de la plage pour mes filles.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; J'ai d&#233;cid&#233; d'&#233;crire en bleu.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J'ai d&#233;cid&#233; de me mettre &#224; &#233;crire face &#224; la fen&#234;tre qui donne sur Landeda. Landeda me fait penser &#224; mes amis ; Jean-Manuel et Paul. Mais aussi &#224; l'Escale&#8230;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J'ai d&#233;cid&#233; de ne pas entamer le cahier Moleskine que j'avais emmen&#233; pour l'occasion. D'habitude j'aime &#233;crire sur ce cahier : la texture du papier, la couleur noir de la couverture. Il est aust&#232;re et simple&#8230; mais j'ai envie de travailler sur de simples feuilles blanches, je garderai le cahier que pour la po&#233;sie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J'ai d&#233;cid&#233; d'&#233;crire en bleu. Bleu comme la couleur du ciel, du ciel refl&#233;t&#233; dans la mer. Le noir c'est sombre et appel la mort. Le bleu me rappel les cahiers d'&#233;colier !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;(Rien &#224; voir : la table sur laquelle j'&#233;cris est une table en bois, une vieille table. Elle est mang&#233;e par les mites , pleins de minuscules trous dessinent un paysage. J'aime cette table !)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; J'ai d&#233;cid&#233; de dormir dans la grande chambre d'un haut, sur le tapis tresse. La petite chambre contigu avec tous ces lits regroup&#233;s dans un coin ne me donne aucune envie&#8230; j'ai l'impression d'&#234;tre un lit de plus.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_446 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.apetitpas.fr/sites/www.apetitpas.fr/local/cache-vignettes/L216xH288/sans_titre3-ccb39-269e7.jpg?1696405675' width='216' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;16h 14 : La mer monte ! Est-ce que je vais paniquer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que je suis arriv&#233;e ce matin, Jean-Paul travail sur la construction de la salle de bain. Il met le carrelage, un carrelage de couleur marron claire avec des volumes comme des dunes de sable. &lt;br class='manualbr' /&gt;Je sais que je ne suis pas (compl&#232;tement) seule !&lt;br class='manualbr' /&gt;La mer continue &#224; monter, je la vois depuis la fen&#234;tre, je la surveille et j'ai la sensation que la mer monte en moi, qu'elle me remplie. Plus elle est pleine&#8230; plus le niveau d'eau fait surface, plus &#231;a monte &#224; l'int&#233;rieur de ma cage thoracique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je vais me noyer &#224; l'int&#233;rieur ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; J'ai d&#233;cid&#233; de ne pas me poser de questions.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Exemple : Je viens d'&#233;crire &#171; j'ai la sensation que la mer monte en moi &#187;. Une image apparait nette comme un &#233;clat dans mon cerveau ; l'image d'une femme nue sur la plage avec en elle la mer qui monte&#8230; D&#232;s que je vois cette image, j'ai envie de la dessiner et je sais que je veux le faire sur le papier recycl&#233; que j'ai emmen&#233; et que je garde dans un tiroir depuis des lustres en attendant une id&#233;e. Mais voici que je me mets &#224; me juger :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ah, non ce n'est pas le moment ! En plus, tu ne sais pas dessiner et puis &#231;a serait mieux d'utiliser du vrai papier &#224; dessin. Puis tu dois continuer &#224; &#233;crire&#8230; Rappelle-toi ce que tu viens d'&#233;crire : ne pas me poser de questions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les envies arrivent, les associations d'id&#233;es se font malgr&#233; toi, c'est ton imaginaire qui t'offre cela m&#234;me. Tu dois l'accueillir. C'est ainsi ! Ne pas freiner une intuition, un &#233;lan&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inspiration est un vent qui arrive &#224; nous sans autre dessein que celui de passer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut le prendre au m&#234;me instant qu'il nous traverse, avant qu'il soit &#224; nouveau reparti. Si tu veux l'attraper, lui demander pourquoi il est l&#224;, qu'il aurait du venir du sud et non de l'ouest. Si tu veux le contraindre &#224; la raison, lui donner une valeur autre que celle d'&#234;tre un souffle furtif et &#233;ph&#233;m&#232;re, tu ne fais que l'&#233;teindre, l'an&#233;antir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vent ne peut pas &#234;tre poss&#233;d&#233;, tu ne peux que le laisser te traverser&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_447 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.apetitpas.fr/sites/www.apetitpas.fr/local/cache-vignettes/L392xH523/sans_titre4-9706e-4de27.jpg?1696405675' width='392' height='523' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;18h 23 : Je viens d'&#233;crire &#171; La mer monte &#187;, une sorte de po&#232;me en prose de ce que je ressens &#224; l'instant m&#234;me o&#249; je sais que suis devenue partie int&#233;grante de ce phare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suis-je devenue une &#238;le ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas seule, je suis avec moi m&#234;me ! Qu'est-ce que &#231;a veux dire cela ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Fernando Pessoa dit : &#171; Etre l&#224;, c'est &#234;tre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffirait donc de se savoir exister pour &#234;tre. Rien d'autre &#224; prouver, que s'&#233;prouver soi ! Se sentir tout &#224; la fois : infinie et finitude, petit et grand, plein et vide !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette faim d'ailleurs ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Pourquoi cette d&#233;voration de l'autre ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Pourquoi cette soif de combler un vide ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul m'a expliqu&#233; la m&#233;canique physique de la mar&#233;e (il faut dire que je ne connais rien &#224; la mer. J'ai grandi en pleine terre, au milieu des vignes et des oliviers. Mais je ne connais pas non plus la m&#233;canique des oliviers&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai compris que quand la lune est en haut du ciel elle aspire (avale ?) la terre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle l'attire vers elle, du coup la mer s'ouvre et l'eau d&#233;borde par les c&#244;tes. &lt;br class='manualbr' /&gt;Elle se vide d'elle m&#234;me et les eaux vont vers la grande mer : l'oc&#233;an ! Du coup la terre apparait nue face &#224; la lune&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est un va et viens entre la lune et la terre, &#231;a monte, &#231;a descend : de haut en bas, de bas en haut ! &lt;br class='manualbr' /&gt;Je l'&#233;coute et je sais que je suis un enfant &#224; l'instant m&#234;me o&#249; je l'&#233;coute. &lt;br class='manualbr' /&gt;Je ne comprends pas tout, je me fais mon id&#233;e &#224; moi de la mar&#233;e et ce que je comprends est que la lune et la terre font l'amour. Et ici, elles font l'amour deux fois par jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'accompagne de l'autre c&#244;t&#233; de l'&#238;le, l&#224; o&#249; il y a encore un passage. L'estran&#8230; comme il est beau ce mot. Epais et dense il me rempli la bouche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais aller plus loin mais je sais que je dois m'arr&#234;ter, je dois rester ici et lui il doit partir. Je le regard s'&#233;loigner, laissant derri&#232;re lui la petite fille que je suis.&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'est-ce qu'il ressent en me quittant ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Pourquoi il me dit : &#171; bon, courage ! &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'aime bien cet homme. Il est doux, tranquille, minutieux dans sa fa&#231;on de travailler.&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'est-ce qu'il a dit ce matin quand on s'est vu &#224; St Cava ? Quelque chose comme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quitte &#224; me mouiller je pr&#233;f&#232;re faire quelque chose&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il s'est mit &#224; marcher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre et moi nous n'avons pas travers&#233; &#224; pieds, il fallait transporter mes affaires. Du coup nous avons pris la voiture jaune de JP qui sert de &#171; transporteur &#187; mais il n'a pas pris le chemin habituel et nous nous sommes embourber&#8230; nous avons &#233;chou&#233; !&lt;br class='manualbr' /&gt;Finalement nous avons trouv&#233; le chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver son chemin, ne pas trouver son chemin, se tromper de chemin et s'embourber&#8230; Vaste question !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis tout &#224; l'heure il y a un bruit bizarre qui fait : boum boum boum&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
ce n'est pas la temp&#234;te, ni la porte qui claque, ni les volets. Je supporte le :uh uh uh du vent mais pas le boum boum boum de quelque chose que je ne sais pas ce que c'est.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je crois qu'il va falloir m'habituer &#224; plein de petits bruits divers ; une symphonie de bruits inconnus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Le boum, boum c'&#233;tait la fen&#234;tre d'en haut dans la petite chambre avec ses lits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je savais bien qu'il y avait quelque &#171; chose &#187; dans cette chambre. J'ai ferme la fen&#234;tre et le boum boum a cess&#233;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut bien d&#233;marrer pour commencer &#187;, Jean-Paul m'a dit cette phrase pendant qu'il mettait ses carrelages, tranquillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et oui, tout n'est que question de trouver le bon d&#233;marrage. Mais &#231;a, ce n'est pas si simple&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai faim, je vais me faire des l&#233;gumes &#224; la po&#234;le (des courgettes, oignons, carottes avec des lardons. Oh, j'aurai d&#251; acheter des pommes de terres (j'ai envie de manger des pommes de terre&#8230;)&lt;br class='manualbr' /&gt;Il n'est que 18 heures et j'ai faim. Et alors ? Je peux manger maintenant si je le d&#233;cide, ce n'est pas ni trop tard, ni trop t&#244;t et ici je fais ce que je veux, non ? Non je fais, non ce n'est pas &#231;a non plus, je ne fais pas. J'&#233;coute, j'&#233;coute mon corps, j'&#233;coute les m&#233;andres de mon imaginaire, j'&#233;coute les bateaux qui passent et qui me parlent, j'&#233;coute le bruit du ciel et le boum boum d'un myst&#232;re, j'&#233;coute les uns et les autres.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'&#233;coute&#8230; donc si j'ai faim il faut manger !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_448 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.apetitpas.fr/sites/www.apetitpas.fr/local/cache-vignettes/L180xH233/sans_titre5-70e7c-84a57.jpg?1696405675' width='180' height='233' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;La mer monte&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Encercl&#233;&#8230;voici la mer autour&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Autour de moi et moi seule sur un &#238;lot&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Caillou-maison-phare-coquille&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Que du bleu &#224; perte de vue&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un voilier trace une ligne droite&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Traverse l'horizon direction au port d'attache&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Moi je n'ai plus rien &#224; quoi m'attacher&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Une clope soulage un instant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mais la fen&#234;tre et l'&#233;tendu d'eau qui la rempli me rappel que je suis d&#233;sormais seule sur ce bout de terre jaune, verte, sable&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quelques gouttes d'eau de pluie minuscules et solitaires sur les vitres de la fen&#234;tre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le ciel est nuageux, gris, tourment&#233; par le vent qui souffle en continu depuis ce matin&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Imperturbable, constant, parlant l'idiome des cieux, des dieux de l'Olympe.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je dois apprendre &#224; me laisser bercer par la voix, le souffle qui viendra raviver la flamme de ce que je ne connais pas encore&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;De ce pourquoi je suis venue ici&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La mer est devenue comme par magie bleu turquoise, avec quelques taches sombres puis du blanc PAS SUR par ci par l&#224;.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un blanc nerveux qui dispara&#238;t aussit&#244;t qu'il appara&#238;t : qui est tu ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Qui est tu ? Qui est tu ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Chaque vague r&#233;gurgite la m&#234;me question ind&#233;finiment, inlassablement elle me renvoi &#224; la figure comme un chant liturgique, l'ab&#238;me de ce &#224; quoi je ne peux r&#233;pondre.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La mer continue &#224; s'agiter, une larme de pluie descend sur la vitre s'ouvrant en passage au milieu d'autres gouttes immobiles.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Une seule larme de mer courageuse et solitaire se fraie un chemin.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je me vois en elle&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je veux me regarder en elle&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Devenir cette goutte d'eau et m'oublier !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sidence &#224; Roubaix chez mes &#034;Ogres&#034;</title>
		<link>https://www.apetitpas.fr/Residence-a-Roubaix-chez-mes-Ogres.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.apetitpas.fr/Residence-a-Roubaix-chez-mes-Ogres.html</guid>
		<dc:date>2011-09-01T09:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Promenade</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lundi 7 juin 2011 &lt;br class='autobr' /&gt; Arriv&#233;e &#224; Roubaix, la ville aux sir&#232;nes &#233;chou&#233;es et aux chemin&#233;es d&#233;labr&#233;es, le lundi &#224; 19h30, apr&#232;s toute une journ&#233;e au train depuis mon bout du monde. J'aime le temps qui s'&#233;tend et s'&#233;tire dans le train, il me permet d'&#233;crire, de lire, de dormir, de regarder les uns et les autres, embourb&#233;s dans leurs valises, dans leurs regards ch&#233;tif et fugitifs. Des gens qui vont quelque part, des gens enferm&#233;s en eux, yeux fig&#233;s sur leurs ordinateurs, sur leurs pens&#233;es&#8230; Je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/-Journal-.html" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-Promenade-+.html" rel="tag"&gt;Promenade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 7 juin 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.apetitpas.fr/sites/www.apetitpas.fr/local/cache-vignettes/L360xH480/chemine_a_roubaix-a0ca8.jpg?1696650092' width='360' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; Roubaix, la ville aux sir&#232;nes &#233;chou&#233;es et aux chemin&#233;es d&#233;labr&#233;es, le lundi &#224; 19h30, apr&#232;s toute une journ&#233;e au train depuis mon bout du monde. J'aime le temps qui s'&#233;tend et s'&#233;tire dans le train, il me permet d'&#233;crire, de lire, de dormir, de regarder les uns et les autres, embourb&#233;s dans leurs valises, dans leurs regards ch&#233;tif et fugitifs. Des gens qui vont quelque part, des gens enferm&#233;s en eux, yeux fig&#233;s sur leurs ordinateurs, sur leurs pens&#233;es&#8230; Je regrette quand m&#234;me le temps o&#249; le train &#233;tait un lieu de rencontre, de bavardage, de nourriture, o&#249; &#231;a sentait l'humain, la sueur et la lenteur. C'est ainsi, &#231;a va vite , et on voudrait que &#231;a aille encore plus vite. Moi, je n'aime que les voyages longs, &#231;a m'oblige &#224; m'arr&#234;ter.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'arrive &#224; leur maison en briques, une ancienne maison de maitres. D &amp; D font partie de ce qu'on appelle en France : &#171; l'ascenseur social &#187;&#8230;Daniel dit que &#231;a n'existe plus ou presque plus. Que tout le monde fait la bataille : on reste l&#224; o&#249; on est n&#233;. Donc, si tu es n&#233; dans le trou , tu restes dans ton trou !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est 20h30, j'&#233;coute Philippe Glas que D met en boucle depuis cet apr&#232;s-midi. Dehors il pleut , une pluie fine comme un voile de mari&#233;e, en face de moi je vois la cour et le jardin avec toutes ses couleurs : du rouge, du jaune de courgette, du rose de la rose qui s'agrippe &#224; une tige en bambou. Derri&#232;re le figuier qui n'arr&#234;te pas de grandir, la chemin&#233;e d'une ancienne usine, il ne reste que la chemin&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes gratte- ciels &#224; moi sont les chemin&#233;es de Roubaix, ses rues avec ses b&#226;timents en briques rouges, ses cours mur&#233;es o&#249; les derniers portugais ont &#233;t&#233; d&#233;m&#233;nag&#233;s dans des appartements carr&#233;s sans &#226;me. Je me sens bien dans cette ville sans fin, pourtant tout sent la fin ici. Les femmes voil&#233;es, sans yeux et sans corps, les usines d&#233;saffect&#233;es o&#249; les mites mangent leurs derniers &#233;chantillons des tissus venant des pays lointains&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je mange les mots de mes ogres, je me laisse manger par eux et je prends !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut tout donner ? D la femme de D dit que non, que rien ne se donne que c'est l'autre qui prend sans qu'on s'en rende compte. Que du moment qu'on croit donner on se met dans une situation de pouvoir, de &#034;faire l'autre&#034;. La libert&#233; commencerait par l&#224; ? &#034;C'est dans la rencontre hasardeuse de deux &#234;tres qui vivent dans des mondes diff&#233;rents que tout d'un coup il se passe quelque chose o&#249; chacun s'&#233;tonne de soi&#034;. Le tonnerre : s'&#233;tonne de soi gr&#226;ce &#224; l'autre. J'aime cela, cette image&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le d&#233;sir, c'est quoi le d&#233;sir ? Le vide, un vide dont tu ne connais pas encore l'objet. Mais une fois que tu le trouves un autre vide s'installe. Le d&#233;sir est nourri de la nuit, des r&#234;ves, des possibles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous parlons aussi de s'avancer dans la lumi&#232;re : marcher. Kant appelle cela : le pas de l'enfant !. Prends le risque de marcher, s'avancer, chuter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais et viens entre la cuisine et le salon, j'&#233;cris, je me plonge en moi, dans mes souvenirs. Je chante en anglais (mon anglais &#224; moi) la chanson de Grease que j'avais dans&#233;e &#224; 6 ans, la premi&#232;re fois que je suis mont&#233;e sur un plateau. La nuit d'avant, mon fr&#232;re m'avait prise sur ses &#233;paules et m'avait laiss&#233;e tomber sur la patte de la table dans le patio. Une br&#232;che s'est ouverte sur le front et des flots de sang ont coul&#233; pendant que mon p&#232;re s'affolait autour de moi en criant&#8230;Le lendemain je dansais avec une cicatrice sur le front ! J'&#233;tais magnifique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis habit&#233;e par mes souvenirs et je me laisse envahir, je ne juge pas, je laisse venir. On fera le tri, on trouvera plus tard la forme, le personnage. Peut-&#234;tre elle pourrait s'appeler Cindy comme Olivia dans Grease. On verra bien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, Roubaix c'est ma claque &#224; moi et mon d&#233;paysement. Des fois, on n'a pas besoin d'aller loin pour &#234;tre ailleurs. C'est &#231;a qui est beau aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est 22h, D me dit :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aller tous les jours &#224; l'&#233;criture, il faut se pr&#233;parer, se mettre en situation m&#234;me si rien n'arrive. Comme aller &#224; la p&#234;che. Se trouver un dispositif, un cadre&#8230; toujours la m&#234;me table devant la m&#234;me fen&#234;tre. S'obliger &#224;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi je l'&#233;coute et une image surgit en moi : une chambre vide (la chambre de ma maison de village qui &#233;tait promise &#224; ma s&#339;ur-muette et qui toujours est rest&#233;e vide). Peut-&#234;tre l'image, le souvenir de cette chambre peut-&#234;tre mon cadre &#224; moi. Mon cadre imaginaire. Comme je bouge pas mal et que je n'ai pas encore &#171; mon coin &#224; moi &#187; pour me mettre pr&#233;cis&#233;ment dans cet &#233;tat n&#233;cessaire pour &#233;crire, je peux inventer en moi un lieu pour accueillir les autres (les fant&#244;mes, les voix du souvenir, les r&#234;ves&#8230;) et pourquoi pas cette chambre-l&#224;. Je d&#233;cide que tous les jours &#224; un moment pr&#233;cis de la journ&#233;e j'irai visiter ce lieu et j'attendrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mots me font penser au livre &#171; Une chambre &#224; soi &#187; de Virginia Wolf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Lemahieu : Il n'y as pas qu'un truc pour arriver l&#224;&#8230; Par exemple, Aragon son truc &#224; lui c'&#233;tait de faire des vers tous les jours. Mais, tous les jours il s'alignait des vers. D'autres c'est le c&#244;te carnet, et chaque page il y a une forme diff&#233;rente. Je ne sais pas moi, tu tiens ton carnet, c'est &#231;a qui est important : tenir son carnet. Des fois il y aura des pages blanches. Francis Ponge, au lieu de faire une figue avec la p&#226;te &#224; modeler la fait avec la parole. Voil&#224;, tu comprends &#231;a ? Par exemple, j'y vais dans tous les coins mais&#8230; en ce moment je cherche mon coin. Quand je me d&#233;pla&#231;ais, avant, j'allais toujours avec ma table rouge, cette table &#233;tait ma table d'&#233;criture. Je mettais ma table rouge, devant une fen&#234;tre .Mais je m'en fous de la fen&#234;tre , ce n'est pas la fen&#234;tre que je regarde ; je mets mes livres, mes r&#233;f&#233;rences, m&#234;me s'ils ne me servent &#224; rien. Et donc c'est un machin comme &#231;a qu'il faut que tu te trouves : l'endroit ! Becket il pouvait rester en silence une deux heures et &#231;a bruissait dans sa t&#234;te&#8230; Les deux moments importants dans l'&#233;criture sont la mise en route et la mise &#224; la poubelle (il disait)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D : L'&#233;criture consiste aussi &#224; savoir abandonner&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
L : Donc &#224; faire des choix.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme un fil &#224; tisser, comme une araign&#233;e. Apparemment il y a des araign&#233;es dans l'Amazone qui peuvent traverser le fleuve avec leur fil et on ne sait pas comment elles font !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La difficult&#233; est de s'obliger &#224; aller au travail et on a toujours des bonnes excuses pour y manquer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre tous les jours au rendez-vous, m&#234;me si rien arrive&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mardi 8 juin 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour se sortir du chaos il faut se plonger dedans &#187; Delosse&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le matin avec Danielle, nous parlons du livre de Francis Ponge &#171; Comment une figue de paroles et pour quoi ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour elle ce livre est essentiel puisqu'il permet &#224; l'autre, une fois lu, de regarder autrement. Il oblige le lecteur &#224; d&#233;placer son point de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La po&#233;sie est l'art d'assembler les mots de fa&#231;on &#224; mordre dans les notions et de s'en nourrir. L'art de traiter et d'assembler les paroles de fa&#231;on &#224; permettre &#224; l'esprit de mordre dans les choses et de s'en nourrir. Il ne s'agit pas tant d'une connaissance que d'une assimilation.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'une assimilation &#224; leur myst&#232;re. Que l'un se r&#233;v&#232;le &#224; l'autre dans l'acte de vie. &#034;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Francis Ponge&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me pose la question du comment &#234;tre toujours en qu&#234;te du proc&#233;d&#233;, du dispositif qui va pouvoir nous aider &#224; ne pas croire que c'est acquis. Comment d&#233;placer notre regard ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime dire que je suis artiste et je me d&#233;place d'espace pour regarder d'un autre point de vue. Je r&#233;ponds cela quand il y a des gens qui veulent que je sois sur le plateau, ou que je ne fasse que des trucs espagnols, ou bien qui se posent la question du pourquoi je vais &#233;crire, ou du pourquoi je vais &#234;tre metteur en sc&#232;ne. En fait, dans notre monde, il faut avoir une place, et pour l'avoir c'est d&#233;j&#224; tout une bataille, et une fois que tu l'as , il ne faut pas bouger, parce que tout d'abord c'est ta place et ta place n'est pas ailleurs, et puis tu n'as pas &#233;t&#233; form&#233; pour&#8230; Et je suis convaincue que c'est encore plus difficile pour les femmes et pour les &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est curieux mais moi, du fait peut-&#234;tre de mon d&#233;racinement je n'ai pas encore trouv&#233; ma place, je la cherche mais je trouve dans cet &#233;quilibre instable quelque chose de tr&#232;s enrichissant. Une sorte de fragilit&#233; qui me rapelle constamment deux choses :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'est acquis (donc stable) tout bouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut inventer comment provoquer le contact/le regard avec l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phrase que je retiens de la bouche de Danielle ce matin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les peintres ils se reculent pour voir&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partons le midi rue de L'Alma (rue de l'&#226;me). C'est l&#224; qu'il y a le magasin &#224; ne pas rater de Roubaix : la caverne d'Ali Baba version portugo-hispano-italiano. Tout est l&#224; : du chorizo de canti palo &#224; las tortas de aceite, du parmigiano au vin Montilla Moriles (mon village)&#8230; Ca sent le cochon, je me crois chez-moi ! Une dame d'une soixantaine d'ann&#233;es parle avec la caissi&#232;re&#8230;en portugais ! Pourquoi suis-je contente tout &#224; coup ? Pourquoi est-ce que je cours dans tous les sens ? Et voici les anchois !&#8230; au panier ! Et les olives !&#8230; au panier ! Je les trouve au supermarch&#233; (je m'en fous). Ici c'est du vrai (&#231;a vient de l&#224;-bas) . Et voici le vin de ma terre, de mon village&#8230; deux bouteilles ! Non 3 ! Et le vin doux ! ah oui le vin doux !&#8230;ah non, &#231;a va faire trop : tu as d&#233;j&#224; pris 4 chorizos , 3 morcillas , du jambon, du fromage , des g&#226;teaux &#8230;Eh oui, c'est vrai ! mais je ne peux pas m'en emp&#234;cher : la bouffe c'est la m&#232;re&#8230; Ca vous fait 65 euros !&#8230; D'ailleurs elle dit toujours :&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; L'argent pour la nourriture, tu le manges ; l'autre, tu le jettes par la fen&#234;tre ! Je pars, le sourire aux l&#232;vres, avec mes deux boites en carton ! Je crois que je veux vivre &#224; Roubaix&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous arrivons &#224; la Poste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a aussi c'est un tableau ! Je ne peux pas m'emp&#234;cher de voir la mis&#232;re, la vraie, et ici elle est pour tout le monde : les blancs, les noirs, et les arabes. Deux jeunes filles, s&#251;rement deux s&#339;urs, sont au guichet. La plus petite porte un voile gris qui lui tombe jusqu'aux pieds, ses pieds nus dans ses sandales avec des petites pierres qui brillent. Son voile gris qui cache ses formes de jeune fille, voile et d&#233;voile et toute sa nudit&#233; se fait voir dans ses pieds nus. Sa s&#339;ur elle, plus grande, est habill&#233;e comme une fille &#171; normale &#187; ? je ne sais plus quelle est la normalit&#233;&#8230; la normalit&#233; &#224; Roubaix pour une fille arabe au pas arabe, la normalit&#233; est plut&#244;t le voile. Le voile comme un youpalala, une lisi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisi&#232;re :Ce qui forme le bord d'une &#233;toffe dans le sens de la longueur, ou, ce qui est la m&#234;me chose, dans le sens de la cha&#238;ne ; ce bord est plus serr&#233; que le reste de l'&#233;toffe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cordons attach&#233;s &#224; la robe d'un enfant pour le soutenir quand il marche ; ainsi dits parce qu'ils sont souvent faits avec de la lisi&#232;re de drap.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;&#201;mile n'aura ni bourrelet ni lisi&#232;res&#8221;. [Rousseau, &#201;mile, ou De l'&#233;ducation]&lt;br class='autobr' /&gt;
Cordon attach&#233; &#224; la robe d'un enfant pour le soutenir quand il marche. Ainsi dit, ces cordons sont faits avec la lisi&#232;re des draps, la partie par laquelle le fil fait son tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fig. Ce qui sert &#224; guider, &#224; soutenir, comme une lisi&#232;re guide, soutient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fig. Il sera toujours &#224; la lisi&#232;re, c'est un homme qu'on m&#232;ne &#224; la lisi&#232;re, par la lisi&#232;re, se dit d'un homme qui se laisse gouverner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir je me couche avec une sensation de peur&#8230; Est-ce que c'est li&#233; au magasin et &#224; la nostalgie dans laquelle il me plonge ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que c'est tout simplement la conscience de ce qui n'a pas encore &#233;t&#233; trouv&#233; ? Je n'ai pas trouv&#233; la cible de mon d&#233;sir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re, les histoires de mes proches, les images&#8230; tout cela j'ai. Comme le magasin rue de l'Alma, tout est plein en moi. Mais, pour faire du th&#233;&#226;tre il faut, c'est conseill&#233;, trouver le cadre, le point de d&#233;part. Poser le probl&#232;me, la question qui vas &#234;tre le c&#339;ur de la trame (l'enjeu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, peut-&#234;tre que ce que j'ai &#224; dire je dois le dire dans un autre territoire qui est &#224; la lisi&#232;re du th&#233;&#226;tre, des arts plastiques, de l'installation sonore etc. Peut-&#234;tre que je suis oblig&#233;e d'inventer mon cadre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, je suis perdue, c'est un fait !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme elle dit Danielle il faut entrer dans le CHAOS. Donc, je vais reculer comme mon amie le peintre pour mieux sauter apr&#232;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 29 juin 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis dans le train, direction Marseille, pour rencontrer Fran&#231;ois Cervantes, metteur en sc&#232;ne de la cie Entreprise. Je relis ces pages &#233;crites &#224; Roubaix et laiss&#233;es dans un coin de mon ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'arrive pas &#224; faire face &#224; la vitesse, &#224; tout ce qu'on doit faire et tout ce qu'on dit qu'on voudrait faire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je n'ai pas &#233;crit tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je n'ai pas trouv&#233; la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je n'ai pas encore publie cet article dans le site (d'ailleurs j'ai toujours besoin de quelqu'un parce que je n'arrive pas encore &#224; savoir comment faire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, Non, Non&#8230; tous ces non qui nous mart&#232;lent le cerveau. Qui nous rappellent nos petits &#233;checs, qui nous rendent coupables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et oui, je n'ai pas pu, pas fait, pas &#233;crit, pas r&#233;agi, pas trouv&#233;, pas vu, pas, pas, pas papa ! Pas achet&#233; mon billet pour l'Espagne (putain je ne vais pas trouver !) Pas fait le m&#233;nage avant de prendre le train . Pas rang&#233; mes papiers qui sont cach&#233;s au- dessous de mon bureau depuis un mois. Pas envoy&#233; l'amende de 11 euros &#224; la Pr&#233;fecture de Brest. Pas. Et alors tu fais-quoi ? Peu. Ce que je peux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apprendre &#224; s' all&#233;ger, &#224; l&#226;cher prise, &#224; faire tomber le point ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait-ce pas peut-&#234;tre cela m&#234;me la &#171; chose &#187; cacher dans cette cr&#233;ation/sensation qui m'habite ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans la plage du moulin Blanc (Brest)</title>
		<link>https://www.apetitpas.fr/Dans-la-plage-du-moulin-Blanc.html</link>
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		<dc:date>2011-02-26T15:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>cr&#233;ation</dc:subject>
		<dc:subject>Promenade</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; La Mer est calme, mes filles : Louison et Luz jouent sur l'araign&#233;e, moi j'observe le bleu du ciel et je pense&#8230; De temps en temps un p&#232;re avec son enfant me regarde&#8230; penser &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si je n'ai pas le d&#233;sir de r&#233;ussir, si je n'ai pas le d&#233;sir de faire une oeuvre magistrale. Si ce qui me pousse est le d&#233;sir de m'exprimer et par cons&#233;quent de traduire en mots, en corps, en acte cr&#233;atif et th&#233;&#226;tral (parce que c'est celui-ci mon monde) cette chose sensation qui m'habite. Je ne dois pas avoir peur. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/-Journal-.html" rel="directory"&gt;Journal&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-creation-+.html" rel="tag"&gt;cr&#233;ation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-Promenade-+.html" rel="tag"&gt;Promenade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.apetitpas.fr/sites/www.apetitpas.fr/local/cache-vignettes/L228xH304/p1000712-c78db-0f740.jpg?1696650092' width='228' height='304' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Mer est calme, mes filles : Louison et Luz jouent sur l'araign&#233;e, moi j'observe le bleu du ciel et je pense&#8230; De temps en temps un p&#232;re avec son enfant me regarde&#8230; penser &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je n'ai pas le d&#233;sir de r&#233;ussir, si je n'ai pas le d&#233;sir de faire une oeuvre magistrale. Si ce qui me pousse est le d&#233;sir de m'exprimer et par cons&#233;quent de traduire en mots, en corps, en acte cr&#233;atif et th&#233;&#226;tral (parce que c'est celui-ci mon monde) cette chose sensation qui m'habite. Je ne dois pas avoir peur. Si je n'ai pas peur je peux tout me permettre. Et surtout laisser libre cours &#224; mon imaginaire. M&#234;me si ce qui sort et comment il sort n'est pas un produit que le monde de la culture puisse d&#233;sirer donc acheter. Mais cette forme sera le r&#233;sultat intime de mon &#234;tre. Mon paysage, mon mythe, mon inconscient, mon enfance&#8230; la couleur de mon monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'on a tendance &#224; oublier v&#233;ritablement le sens de notre besoin de nous raconter (de nous exprimer) et on perd l'ancrage puisque tout acte artistique devient acte pens&#233;, pr&#233;m&#233;dit&#233;, cadr&#233; &#224; l'int&#233;rieur d'une strat&#233;gie de march&#233;. Il y a un d&#233;sir au d&#233;part qui appartient &#224; l'artiste ; d&#233;sir, douleur, r&#233;sonance, questions&#8230;peu importe ! Mais, on met cette pulsion dans une bo&#238;te, on s'entoure de gens comp&#233;tents, on trouve des partenaires, des producteurs, un r&#233;seau de diffusion et un territoire d'exploitation pour finalement quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dirais, puisque je pensais &#224; &#231;a derni&#232;rement que je pr&#233;f&#232;re &#234;tre artiste en p&#233;riph&#233;rie, artiste d&#233;cadent, de &#171; deuxi&#232;me zone &#187; mais au moins &#234;tre artiste VRAI. J'entends par vrai celui/celle qui n'est pas dans la censure, dans la pr&#233;m&#233;ditation d'une forme, dans la r&#233;ponse d'une attente. Vrai, celui/celle qui se d&#233;livre des autres et malgr&#233; son imperfection est lui/elle enti&#232;re, v&#233;ritable. Fragile surement, boiteux surement, mais pas consommable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A Mulhouse avec Tro Heol</title>
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		<dc:date>2011-02-08T16:03:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Promenade</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Samedi 5 f&#233;vrier 2011 &#224; Mulhouse &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis &#224; l'h&#244;tel Salvator (chambre 309). Petit d&#233;jeuner &#224; 8'45h. A 9'34h je monte dans ma chambre pour finir (enfin) le livre La Escriture o la Vida de Semprun. Depuis hier, dans le camion je r&#233;fl&#233;chis &#224; la notion &#171; d'intimit&#233; &#187; que l'artiste (n'importe quel artiste : com&#233;dien/peintre/po&#232;te/danseur&#8230;) &#233;tablit ave l'&#339;uvre. Plus pr&#233;cis&#233;ment : &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que c'est l'intimit&#233; de l'acte cr&#233;atif ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce qu'il faut cet &#233;tat pour cr&#233;er ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que &#231;a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.apetitpas.fr/+-Promenade-+.html" rel="tag"&gt;Promenade&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Samedi 5 f&#233;vrier 2011 &#224; Mulhouse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#224; l'h&#244;tel Salvator (chambre 309). &lt;br class='manualbr' /&gt;Petit d&#233;jeuner &#224; 8'45h. A 9'34h je monte dans ma chambre pour finir (enfin) le livre &lt;i&gt;La Escriture o la Vida&lt;/i&gt; de Semprun. Depuis hier, dans le camion je r&#233;fl&#233;chis &#224; la notion &#171; d'intimit&#233; &#187; que l'artiste (n'importe quel artiste : com&#233;dien/peintre/po&#232;te/danseur&#8230;) &#233;tablit ave l'&#339;uvre. Plus pr&#233;cis&#233;ment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que c'est l'intimit&#233; de l'acte cr&#233;atif ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'il faut cet &#233;tat pour cr&#233;er ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que &#231;a veut dire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; comme j'ai pu de r&#233;pondre &#224; cette question, de me r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intimidad del acto cr&#233;ativo/ L'intimit&#233; de l'acte cr&#233;atif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui distingue un acte vrai d'un acte &#171; autre &#187; (faux/formel/factuel&#8230;) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;citation&gt;L'acte vrai na&#238;t d'un rapport intime avec l'autre : &#339;uvre/&#233;criture/mati&#232;re/mouvement. C'est parce que je suis en lien profond avec cet autre dans l'instant pr&#233;sent que le myst&#232;re na&#238;t. Nous devenons les spectateurs d'une fusion, nous voyons devant nos yeux, nous ressentons ce que l'autre (artiste/&#233;crivain/danseur&#8230; amoureux) ressent en ce moment pr&#233;cis dans lequel il est face &#224; une &#233;criture, &#224; un personnage, &#224; une peinture. Et ce que nous &#233;prouvons est cela m&#234;me, l'union, le secret, le myst&#232;re qui fait qu'un homme/femme est seul(e) nu(e) mais entier(e), fort(e), &#233;vident(e) dans sa nudit&#233;. Cet &#233;tat total de n&#233;ant, du rien (de naissance) lui permet d'&#234;tre en &#171; communion &#187; avec&#8230; papier/plateau/terre/mots/dans une intimit&#233; d&#233;gag&#233;e de tout faux semblant, dans un silence limpide, dans une v&#233;rit&#233; aveuglante parce que vraie. Et cette vibration entre lui et l'autre (&#339;uvre&#8230;) devient : vibration, sensation, &#233;nergie (&#226;me ?) et nous spectateur, public, voyeur nous devenons &#224; l'unisson cette m&#234;me intimit&#233;.&lt;/citation&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Je vis ma propre intimit&#233; dans le silence d'une union amoureuse avec l'autre et dans ma nudit&#233; je sais que je suis vraie parce r&#233;ceptacle et dans ce va-et-vient des &#233;motions surgissent et deviennent : mati&#232;re/&#233;crit/mouvement/pr&#233;sence. Toi spectateur de mon &#171; intime &#187; tu deviens &#224; ton tour mon autre MOI.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Question : Est-ce que cette sensation d'introspection (d'intimit&#233; profonde) peut avoir un rapport avec la transe ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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